Do Canadians have what it takes ?

27.1.06

Glisser ou ne pas glisser

Vous voyez tous à quoi ressemblent en France les panneaux "Attention risque de verglas"...bon...comme moi vous vous êtes tous dit "a quoi ça sert de les mettre pour quelques jours par an". Surtout que la plupart du temps ils sont là pour la décoration. Personnellement, avant ce jour, je n'avais jamais entre aperçu de vrai verglas au sens propre du terme....et bien j'ai été servie...et j'ai compris.

J'ai compris à quel point il est risible de mettre de tels panneaux en France. D'ailleurs, même au Canada on pourrait les supprimer...parce que de toute façon, une fois qu'il arrive (décembre quand on a de la chance) il n'en repart pas avant...avant quand au fait?

Donc un soir (je m'en souviens très bien c'était l'anniversaire d'Émilie...soit le 17 janvier et nous avons fêté les 20 ans de cette demoiselle à Juliette et Chocolat : le temple du chocolat dans tous ses états)...je disais donc ce soir là il a plu...de la glace...non pas de la Häagen Dazs (n'est-ce pas André!), mais de l'eau qui n'avait même pas le temps de toucher le sol qu'elle était déjà à l'état solide et ne ressemblait en rien à des grêlons.

Nous sommes d'ailleurs rentré en taxi (pour ne même pas faire 1 km) et lorsque je suis sortie, celui-ci était déjà recouvert d'une couche de glace qui faisait que les portières glissaient entre les mains.

Bref je vais me coucher...et le lendemain… comment dire...

imaginez qu'en sortant de chez vous, vous êtes dans une rue en pente (mais une bonne pente), bien longue...vous posez un pied sur le sol...et là, gros moment de solitude...soit vous êtes miro et/ou pressé et vous n'avez pas remarqué que tout le monde avance à petits pas prudents et mal assurés, vous sentez donc votre pied se dérober sous votre jambe et mener une vie parallèle qui n'obéit en rien à votre volonté ; et vous vous affalez sans comprendre ce qui se passe. Soit vous êtes Aware comme Jean-Claude et vous cherchez désespérément un coin non gelé où marcher...pas de bol car à moins de vous mettre au milieu de la route, tout est recouvert non pas d'une fine pellicule de glace mais bien d'une couche qui ne partira pas à moins d'un miracle...

Là vous entamez la descente...lentement, très lentement, pas trop sinon vous allez rester cloué sur place...et c'est là que ça devient très drôle...si si…vraiment...

Tout d'abord vous avancez à petits pas et vous vous rendez compte d'un phénomène étrange...votre corps est irrésistiblement attiré vers...le bord du trottoir...sauf que le bord est gelé aussi...vous glissez donc de plus en plus vite du côté des voitures jusqu'à ce qu'un tour de passe-passe magique ou un poteau vous remettent dans le droit chemin...ouf...ce sera pour une autre fois la jambe dans le plâtre...

Ensuite vous avez deux choix : passer une heure et tomber dix fois avant d'atteindre votre arrêt de bus que vous apercevez loin loin loin (mais qui en temps normal est à 3 min montre en main)...soit vous vous engouffrez dans la bouche de métro à 100 mètres de chez vous pour ressortir une station plus loin, juste devant votre arrêt de bus...ou presque...

Vous choisissez donc la voie de la sagesse et prenez le métro (15 minutes de perdues car évidement vous arrivez au moment où votre rame part et vous attendez donc la prochaine).

Ensuite vous sortez de terre pour arriver devant une place qui ressemble à une patinoire naturelle (comme un lac gelé si si) et que vous devez traverser...entièrement...sous la pluie (ah bah oui la pluie...si en plus il n pleut pas en même temps que c'est galère pour marcher, c'est tout de suite moins drôle).

Bref quand vous avez de la chance vous sortez votre parapluie et ressemblez à Marie Poppins (même position qu'elle quand elle vole...sauf que là c'est justement pour éviter de faire un vol plané).

Sinon vous avez pas de bol, vous avez oublié votre parapluie dans le sac de votre copine (ça vous apprendra à être feignant) et pour en rajouter votre doudoune n'est pas imperméable (et vous vous choppez un rhume que vous vous empressez de refiler à là dite copine...merci André).

Enfin, après une demi heure d’attente le bus arrive (évidement aussi, ils ne sont en retard que les jours où ils ne devraient pas) et vous vous engouffrez dedans (pas trop vite au risque de vous casser la figure avant et de vous faire piétiner par les 60 personnes qui elles aussi attendent depuis 30 minutes) et vous êtes presque sauvé (presque car il reste encore le trajet de quelques mètres entre la porte du bus et la porte d’Ubisoft…hautement stratégiques les marches devant le perron).

Bilan : une bonne tranche de rigolade (pour ceux qui ont le parapluie), pas mal de retard au boulot (vous n’êtes pas le seul heureusement) et surtout une expérience quasi mystique, en tout cas très physique, où la nature dicte ses lois (maudite pesanteur).

1 Comments:

  • At 11/2/06 17:52, Anonymous Anonyme said…

    tiens tu auras au moins un commentaire, pas mal ton langage, j'aime bien, jacqueline aussi,tu vois donc qu'il n'y a pas que le soleil de la côte d'azur pour vivre pleinement. gros bisous
    papounet

     

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